22 décembre 2006

. One Summer In & Out of Paris .

Mieux vaut tard que jamais, depuis le mois de juin, le moins que l'on puisse dire c'est que les evenements ont ete nombreux et sacrement négligés .
Plus que jamais cet été Paris fut festive (festif ?) : multitude de concerts et, n'en déplaise a certains, coupe du monde . Il convient donc de revenir sur les evenements intra et extra muros de l'été pour bien entamer 2007 .

Point de départ de ce qui donne l'impression d'etre un marathon tant les opportunités sont nombreuses : la fête de la musique ou la fête des déconvenues recurrentes .
Un peu comme un 31 décembre, il semblerait en effet que les 21 juin se suivent et apportent tous les ans leurs lots de deceptions . Cette année - encore - n'a pas dérogé a la régle .
Tout avait pourtant bien débuté avec un showcase de Neil Hannon venu presenter son très attendu nouvel album : Victory for the comic muse . Divine Comedy au Carrousel du Louvre dans son plus simple appareil : acoustique a deux voix, une guitare, un violoncelle . Formation ideale pour mettre en valeur les compositions mélodieuses d'Hannon . Comme tout concert promotionnel ( de 30 minutes ) une majorité des titres fait parti du nouvel album et s'annoncent plus qu'enthousiasmants ( sensation confirmée par l'ecoute de l'album ulterieurement ) .

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Divine Comedy
Photo empruntée à www.20six.fr/byrds

C'est apres que les choses - et le temps - se sont gatées . Il faut parfois savoir s'en tenir aux valeurs sures . Ma curiosité m'a quand meme poussée sur le parvis de la BNF ou se tenait un "plateau rock" . Les premieres notes qui me parviennent sont celles de la fin du set de Second Sex, une de ces nombreuses formations qui font la scene rock dite parisienne et revolutionnaire (dans le sens novateur du terme bien tendu) . La sono est relativement desastreuse, mais les second sex ne sont certainement pas les plus ridicules, sinon meprisables de cette nouvelle scene prepubere . Le public d'une moyenne d'age de 13 ans reprend en coeur ce qui semble etre leur hymne " non je ne suis pas une fille facile " . Scepticisime non dissimulé .
Meme traitement du son pour la prestation energique des Hush Puppies, qui sacagent pour l'occasion I'm not like everybody else des Kinks; sacage qui aura raison de mon objectivité jusqu'a la fin de leur set .
La pluie fini par tomber, je n'attendrai pas la prestation de Razorlight . Se rendre a l'evidence : à peine 22h et la soirée est un ratage quasi total .

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Second Sex

23 et 24 Juin . Direction Evreux pour le festival Le Rock dans tous ses etats . Affiche assez allechante quoiqu'un peu inégale, la proximité Evreux-Paris aura eu raison de nos doutes face à la multitude de festival .
Arrivée tardive . 19h00 . Pour conséquence directe : avoir manqué les prestations attendues d'Asyl, Bettye Lavette et Donavon Frankenreiter .
Force est de constater - le temps d'un roulement - que le public est relativement jeune et majoritairement local . Le site, un grand champ parsemé de saucisses-bieres, est loin d'afficher complet en ce début de week end .
Entre alors en scene le MAP, ministere des affaires populaires, Scène B, scene de seconde categorie pour formations ou artistes peu ou pas connus du grand public .
Peut etre pas tres etonnant quand on écoute le groupe . Originaire du Nord, le quintet oscille entre textes pseudos engagés et musique lancinante ( un rap agrementé d'accordéon ) . Les bruits avant coureurs etaient pourtant plutot enthousiastes .
Dans la lignée des formations à compositeurs insipides suivront sur la grande scène (!!) : Marcel et son Orchestre . Carnaval ska-punk : ceux qui aiment portent une perruque, les autres s'arrachent les cheveux .
Il faudra attendre 21h et l'entrée en scene du duo americain Two Gallants pour enfin apprecier de la musique digne de ce nom . Retour aux choses simples : duo guitare/batterie furieux et sensible qui doit beaucoup à la voix errailée et enivrante de Adam Stephens . Un intense et subtile mélange de folk et de quelque chose de punk .
L'impulsion du week end est donnée .

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Two Gallants


21h40 . dEUS . Grande Scene . A peu pres la 4eme fois que je les vois depuis la sortie du nouveau Pocket Revolution et encore une fois la prestation la plus attendue .
Des rumeurs courent backstage sur la santé inquietante de Tom Barman, ceux qui ne savent pas ne sauront jamais aux vues de l'energie deployé par ce dernier sur scene. Le nouveau duo de tête Barman-Pawlowski fonctionne definitivement bien et rien ne semble arreter le groupe qui tourne pourtant depuis plusieurs mois . Le show est bien rodé mais pas lassant, joyeuse alternance des splendides et classiques Suds & soda ou For the roses avec les morceaux du nouvel album qui est decidement de grande qualité quoi que très eloigné de Worst Case Scenario pour les puristes . Ce soir, un des plus grand groupe belge de sa generation ne fait pas defaut à sa reputation.
22h50 . Razorlight entre en scene, et a croire que le sort s'acharne sur eux ou que quelqu'un cherche à me detourner irremediablement de leur chemin . Nous décidons de nous diriger vers le Banana Club, tente érigée sur le site, à la programmation eclectique mais quand meme tres électronique . Le temps de voir les prestations de DAT Politics - electro a tendance clash un peu convenue par les temps qui courent mais qui a le merite d'etre betement dansant - et de Dapayk, fondateur du label Mo's Ferry dont je n'ai, soyons franc, aucun souvenir de la prestation , ce qui ne saurait etre en aucun cas un desavouement .
23h40 . Cali entre en scene ... et aura du mal a en sortir . La voix geniarde et les plaintes de celui qui dechainera la foule ce soir la nous laissera de marbre et transies de froid . Le bonhomme semblait avoir oublié son compatriote Katerine dont la prestation prévue a 00h50 débutera finallement avec 30 minutes de retard . Prestation digne de Philippe K. festive et drole, quoi qu'un peu inquietante sur la capacité des foules a repeter absolument n'importe quoi . C'est la revanche - de bonne guerre - de Katerine .
Pluie . F1 communautaire . Sommeil ...
..Et la deuxieme journée s'ouvre avec Jack the Ripper . Ce groupe parisien ( a qui certains reprocheront surement de chanter en anglais ) à la lourde tache d'ouvrir le bal, à 15h30 devant un public très réduit et sous un soleil de plomb . Ceux qui dormaient encore auront manqué quelque chose . L'univers du groupe jongle entre Nick Cave et sonorités cabaret, grande formation : cuivres, violons, violoncelles, percussions . Chanteur charismatique et compositions etonnament riches . Plus qu'enthousiasmant quand on imagine sans mal que le groupe sera plus a sa place dans un lieu plus intime . A revoir .

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Jack The Ripper

Suivra Brisa Roché, entre jazz et pop, la jeune signature du label blue note est la pause agreable mais pas inoubliable, deliquate mais manquant un peu d'envergure pour cette grande scene .
Comme la veille, le programme n'est pas palpitant jusqu'au début de soirée : Akli D, on le presente comme un proche de Ben Harper, il n'en n'est rien . La deception Bumcello : prestation repetitive et aussi lanscinante que leur predecesseur qui finira par nous pousser une fois de plus au Banana Club pour apprecier la prestation de Depth Affect : quatres hommes derriere des platines, sonorités electro-melancoliques sur fond de beat hip hop . Un ensemble entrainant et surprenant . On se plait a penser que ces gens la auraient finallement plus leur place sur la grande scene a l'heure qu 'il est .
Grande scène qui nous promet une soirée resolument rock : le groupe de l'ex-libertines Carl Barat : Dirty Pretty Things, les infatiguables Dionysos, et les anglais d'Art Brut ( dont l'accent laisse a penser - à tort - qu'ils viennent tout droit de Manchester ) . Prestations fantastiques avec mention pour Dionysos dont l'energie est definitivement incroyable meme si le show n'est finallement - et contrairement aux apparences - pas tres riches en surprises .
Fin de soirée et legere sensation de flottement : pluie, errance entre la prestation d'Infadels à laquelle je suis restée sourde et celle de l'ennuyeux Tepr ( projet solo de la moitié du duo Abstrackt Keal Agram ) . Epuisant festival pour petite joueuse clos par la prestation de Franz Ferdinand sur la grande scene, la fatigue gagne du terrain, mais n'entache en rien le plaisir que j'ai de revoir le quatuor de Glasgow, toujours aussi efficace . On fera fi de la prestation de Para one, sensation electro de l'année, et de Digitalism . Il est trop tard . Back to Paris .

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Dirty Pretty Things


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Art Brut


Un retour en fanfare avec un concert des Strokes au zenith le 29 Juin
On attendra ensuite le 8 juillet pour faire un tour aux Francoffonies Villette . Au programme le groupe belge Vive La Fete! avec aux commandes la sulfureuse Els Pynoo et l'ex dEUS : Danny Mommens . Le public est famillial et curieux . Il se laissera vite prendre au jeu - piege ? - de Vive La Fete, qu'il est amusant d'observer se mettre les spectateurs dans la poche, les uns apres les autres . Beaucoup de titres du dernier album et les grands classiques : tokyo, mon dieu .. Le public frise vite l'hysterie .

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Vive La Fete

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Champion

Et l'ambiance, ou du moins mon enthousiasme retombe tres vite à l'entrée en scène de Champion ( compositeur multi instrumentiste et DJ de la scène électronique montréalaise) de ses quatres guitaristes et de sa chanteuse . L'echange entre dj et guitaristes et le mix des genres peut sembler interessant, mais ne fait pas longtemps illusion, le jeu devient vite repetitif et lassant, le groupe se laisse enfermer dans la facilité d'un concept . On attendra pas la fin du show .

29 Juillet . Je me decide enfin à affronter les foules de Paris Plage apres avoir plus que regretté d'avoir manqué la prestation de dEUS et de Zita Swoon, et la logique reformation d'un instant avec le leader de Zita, l'ex-dEUS, Kamil Carlens . Un grand moment d'apres les dires ..
Au programme ce jour la Jack The Ripper et Venus ( La belgique est decidement a l'honneur cette année, il semblerait que les medias tentent un buzz ) . Apres le concert surprenant des parisiens a Evreux, l'envie m'a pris de me faire une idée plus prononcée . Le groupe est a la hauteur, mais le contexte et le cadre ternissent un peu le charme de la musique : un lieu trop etriqué sans etre intimiste et une foule insupportable qui me fera fuir avant la prestation de Venus .

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Jack The Ripper, Paris Plage
Photo Mélanie Faz

11 Aout . La vraie vie est ailleurs . Break merité de deux petits jours, non loin des calanques . Juste de quoi retrouver l'energie necessaire au dernier show de l'été : le show case de Syd Matters, autre formation française trop peu connue . A plusieurs voix comme toujours, en acoustique . Syd Matters comme il faut les entendre .

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