11 février 2007

. Un automne à Paris . Chroniques

L'automne, chez moi, commence le 17 septembre . Il fallait bien trouver un fil conducteur, quelque chose qui justifie que j'evoque ces quatres mois de concerts, d'un bloc, assez abruptement, sans parfois m'attarder sur ce qui l'aurait peut etre merité et - il semblerait que ça devienne une habitude - avec quelques mois de retards .


Le 17 Septembre donc fut date de la derniere partie du festival Sous la plage qui se tient habituellement au parc andré citroen et déplacé - l'on se demande encore pourquoi - au parc de Saint Cloud .
A mon programme, puisque je n'avais fait le deplacement que pour lui : Thee,Stranded horse, un des projets de Yann Tambour (Encre) . La route fut longue pour atteindre le site exceptionnel du festival, ça tenait par moment de l'escalade .
Le parcours en a visiblement découragé plus d'un, il est 14h, le site est desesperement vide, a l'exception de Tambour lui meme, de quelques ingés sons et de deux égarés .
Le temps de la balance et n'arriveront que 4 ou 5 spectateurs supplémentaires . Tambour s'elance donc, seul depuis sa butte .
Un set un peu court, des sonorités cordova, des voix benhartiennes . Un projet a des lieux de ce que peut proposer Encre, mais toujours extremement sensible . Sans revenir sur le talent de Yann Tambour,l'absence de public donnera quand même
la frustrante sensation d'assister à une repetition .


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20 Septembre
Un rendez vous un peu special dans les locaux de la maisons de disque EMI . Une soirée London Calling (en partenariat evidemment avec Eurostar) est organisé . A cet occasion 3 showcase d'actualité : Badly Drawn Boy et The Divine Comedy à l'occasion de la sortie de leurs albums respectifs et la premiere date française de Lily Allen,talent (?) myspace dont la maison de disque n'est visiblement pas peu fiere . les trois concerts ont lieu dans la salle de concert personnelle de la maison de disque, chaque session entrecoupée - Soirée mondaine oblige - de tout un simulacre relativement ludique : champagne a foison, buffet anglais, dj indien, studio photo pour rock stars ephemeres dans un cadre, il faut en convenir, plus qu'agreable .

The Divine Comedy ouvre le bal pour presenter Victory for the comic muse, de A lady of a certain age ou Diva lady aux classiques Tonight we fly ou When the lights go out all over Europe . Un concert d'une (trop petite)demi heure parfait, a l'image de ceux que sait offrir Neil Hannon .
Entrera ensuite en scene Damon Gough (Badly drawn boy) pour presenter Born in the UK, nouvel album apres deux ans d'absence .
Personnage discret, sous bonnet de laine et barbe genereuse . A son image, un concert sans artifice, musique riche en progression . Un artiste relativement absent des ondes mais connu d'un public un peu plus large depuis le succès du single "silent sigh" en 2002 .

Pour clore la session concert, EMI nous presente Lily Allen, jeune anglaise reperée, comme ses compatriotes d'Arctic Monkeys, grace a MySpace . Un concert très attendu des amateurs . La plupart ne sembleront d'ailleurs pas déçus, mettant en avant, comme argument principal, la sympathie ou la beauté de la jeune chanteuse . Si l'on considere sa prestation, un ensemble assez repetitif musicalement, un brin festif . On trouvera au maximum 1 ou 2 titres vraiment agreables . La prestation est effectivement energique mais virant rapidement au lancinant . Comble de l'insupportable : le titre Alfie, musique de parade inaudible qui cloturera le concert et ma soirée .

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6 Octobre
Dans la série des deplacements épiques, le concert de Berg sans Nipple au Canal 93 (Bobigny) . le duo franco-americain jouait ce soir la pour cloturer leur résidence dans ce lieu a la programmation audacieuse, mais geographiquement difficilement accessible . Une fois encore donc, la salle fut pratiquement vide, tout au plus 15 personnes venues apprecier la prestation de Berg sans Nipple qui n'etait que la premiere partie du groupe Ego, qui du compter surement moins de monde encore dans ses rangs . Une fois encore, la sensation d'assister a une repetition, mais avec un plaisir non dissimulé, celui de retrouver l'energie, le génie et l'incroyable prestence de Lori Sean "Berg" et Shane "Sans Nipple" .
Le duo nous offrira cinq nouveaux titres qui font partie du nouvel album Along the quai et me laissaient presager du meilleur .

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16 octobre
Concert impromptu . Direction la Cigale pour la premiere soirée des Nuits Belges . Au programme : Magnus, Sharko, Hollywood Porn Star, An Pierle et Venus .
La Belgique est tres en vogue dans la capitale et nous en parlions déjà à l'occasion des concerts organisés dans le cadre de Paris Plage . Ces deux soirées speciales celebraient cette scene plus ou moins nouvelle mais pour le moins productive .
Mauvaise surprise en arrivant sur les lieux, le second groupe de Tom Barman, Magnus, pourtant une des tetes d'affiche ce soir là, a visiblement declaré forfait .

Pour les artistes a classer parmis les nouveaux, on evoquera surement Hollywood Porn Star, quoi qu'ils aient déjà quelques années d'activité, mais une reputation à se faire . Un groupe de rock dans sa formation classique, assez peu soutenus par les medias mais ayant déjà ecumé les salles de la capitale . Un groupe de scene qui comme il se doit, ouvre energiquement mais sans grande originalité, la soirée en nous remerciant a 21h d'etre venu si tot dans l'apres midi .
Leger battement entre les groupes, le temps d'ecouter une programmation musicales O combien pertinente si l'on considere le public present ce soir là : Un best of (ça en a tout l'air) de Phil Collins . La salle n'est pas totalement pleine, les balcons avaient été investis de maniere illégale puisque fermés pour l'occasion .

Entre en Scène Sharko, trio peu connu en France du grand public mais visiblement une autre carrure, et une maniere bien a lui d'investir la scène . En meneur : David Bartholomé au chant, a la guitare, parfois a la basse, mais surtout, partout sur la scene, investissant de maniere quasi hysterique l'espace sauvant des compositions ne sont pas toujours de la plus grande richesse . On ne peut pas s'empecher de se dire qu'il y a beaucoup de Sting dans sa voix . Conquis, quoi qu'il en soit .
Interlude toujours, Phil Collins encore .

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An Pierlé avec une partie du white velvet et de ses instruments . L'ensemble est un peu improvisé, An pierlé n'a ni accordéon, ni piano . Une simple guitare . Des titres interpretés en accoustique, sans pretention et - c'est rare - sans vulgarité .
Phil Collins, encore et toujours . Pour l'instant la sensation d'une soirée agreable, mais sans surprises ou palpitations .
Connaissant mal Vénus, si ce n'est grace au single extrait de leur premier album en 1999, je ne m'attends à rien de specialement renversant . Le groupe est en tournée pour presenter son album The Red Room, la scene est habillée pour l'occasion . Une recherche esthetique qui eveille déjà un certain interet chez moi . Et c'est sans compter sur ce que je vais entendre pendant les 45 minutes qui suivront . L'eclat de la soirée, ce sera eux, de ces groupes que l'on decouvre ou redecouvre, qui se découvrent sur scene, offrant tout autre chose, a des lieux d'un single asceptisé, rearrangeant, orchestrant a merveille, investissant l'espace sans gesticulations inutiles, happant visiblement le public .
Les palpitations et le plaisir rare d'etre surprise, clouée, bouche bée, ça sera eux .

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24 Octobre
Il faut parfois des mondanités pour se remettre de prestations de cet accabit . La mondanité du mois se tient au Bataclan . Ce soir, nous fetons les 40 ans de Rock & Folk . Arrivée tardive, je manque la prestation de BB Brunes et des Second Sex mais la soirée reste l'occasion de pouvoir "apprecier" sur scene le groupe Naast, porté comme embleme du renouveau rock par R&F .
Difficile de se concentrer sur leur prestation, ou sur la voix de Gustave . On peut supputer que la sono est mauvaise, mais la version selon laquelle le chanteur manque un peu de voix et de prestance me parait plus plausible . L'ensemble est un peu brouillon et les paroles tristement affligeantes . Sans jugement definitif, nous verrons plus tard .
Le temps d'un open bar, et les enfoirés version R&F entrent en scène : Hellboys, Suzanne (Pravda), Natacha (AS dragon), Jacno, Marc Toblay, Patrick Eudeline, Mademoiselle K, Daniel Darc, M pour des reprises en tout genre et un final tous bras
dessus bras dessous pour Sympathy for the devil à la fois touchant, ridicule et un inter-minable .

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4 Novembre
Fort du succès de leur dernier album
Giant Herman Dune n'ecume plus que les petites salles, ils remplissent le Bataclan . Le groupe n'en est pas a son premier album, bien loin de là, et ce nouvel opus beneficie d'un accueil plus qu'enthousiaste de la part des médias .
Pour ouvrir le concert :
Turner Cody, folkeux americain, et The Baby Skins, groupe des choristes d'Herman Dune . En somme, on reste en famille .
Herman Dune entre en scene, L'un des deux freres manque à l'appel ce soir là, les puristes le regretteront, mais le concert reste a l'image de ce que savent offrir les folkeux, prestations legeres et enjouées, textes non sans humour pour Herman Dune
Et la reussite est telle que le groupe retourne au Bataclan en Avril prochain .


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7 novembre
Une des prestations les plus attendues de l'année . On en parlait depuis longtemps, des rumeurs couraient . Les
prestations d'
Antony and the johnsons etant un peu trop rare .
Ca a fini par arriver, Antony and the Johnsons a l'Olympia . Il fallait mettre le prix pour cette prestation exceptionnelle, fruit d'une collaboration entre Antony et le vidéaste
Charles Atlas . Seulement quelques dates dans les capitales europeennes.
Le concert porte un nom " Turning" . En premiere partie ? le discours de Martin Luther King qui semble interminable .
Entrent enfin 13 mannequins transexuels qui s'installent au premier rang . Sur scène : un ecran géant . Antony et ses johnsons, dans la pénombre . et a droite de la scene un plateau tournant .
Une chanson, une femme . Montant tour à tour sur le plateau, filmée en direct par Charles Atlas qui manipule et modifie les images pour enfin les projetter sur l'ecran .
La voix majestueuse d'Antony, la beauté des images, la discretion, la grace, l'accord parfait des arts, et une salle silencieuse comme ne l'a certainement jamais ete l'Olympia . Une salle qui implose à la fin de chacun des morceaux .
En suspend et en haleine, gorge nouée . De ces moments pour lesquels on donnerait tout pour qu'il ne s'arrete pas . Le public en reclame encore et encore . Pour cette tournée, "C'est mon premier encore" dit Antony .
Et mes voisins de fauteuils qui ne connaissaient visiblement pas Antony en arrivant n'avaient de cesse de se tourner l'un vers l'autre en l'applaudissant a tout rompre, n'en revenant pas de ce qu'ils entendaient . Les mains nous brulaient .

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12 Novembre
Mois de novembre chargée, en dates et en emotions . Le festival des Inrocks accueille
Jarvis Cocker pour son grand retour en solo . Tête d'affiche il cloturera la soirée .
Ouverture des portes 17h30 .

17h45 L'entrée en scene de Tapes'n Tapes est rapide . La salle n'est pas pleine . L'album du groupe etait encourageant, la prestation est parfois brouillone mais pour le moins energique et rythmiquement interessante . Le groupe n'a le droit qu'a 30 minutes de scene mais en profite avec un plaisir evident, le temps de jouer quelques titres de leur album "The Loon" : just drums / cowbell / Insistor / Jakov's suite / Omaha ...

18h35 Arman Melies, un des artistes français du moment encensé par la critique . Accompagné de trois cuivres et d'un batteur . Le public est visiblement receptif, ce qui n'est pas chose evidente pour un artiste qui chante en français .Melies s'inscrit dans la lignée d'artistes de la trempe de Dominique A (dont il faisait d'ailleurs la premiere partie) avec notamment une place importante laissé à l'instrumental .

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L'oganisation est carrée et ne laisse pas enormement de temps au public de s'immerger dans des musiques aux contrastes assez forts .
Contraste fort, c'est le moins que l'on puisse dire quand
Plan B entre sur scene . Du rock au rap, la diversité de la programmation est aussi un des atouts du festival . Rappeur blanc avec des intonations The streetsiennes accompagné de sa
guitare accoustique et d'un batteur qui maitrise egalement l'electronique ( utilisant entre autres un sample d'un morceau de radiohead) . Parfois agressif, parfois mesuré, la prestation est inegale et captive difficilement le public .

Les choses importantes commencent plus tard . Elles auraient du commencer apres
The Pipettes . Mais je vais bien vite me rendre compte, et a mon grand desarroi que la majorité du public a fait son deplacement pour le trio retro anglais .
La salle est comble et demesurement hysterique . La prestation est festive j'en conviens mais les voix criardes, mal posées,
les compositions pour le moins repetitives . Les choregraphies deviennent grotesques a force de systematisme .
Les Shangri-Las faisaient mieux .


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La soirée touche à sa fin, Jarvis entre enfin en scene tout de meme acclamé par les irreductibles fans de Pulp . La formation presente sur scene a d'ailleurs des airs de reformations . Mais Cocker annonce la couleur, l'album sort le lendemain et ne seront joués que des titres de l'album.
Le public espere toujours, mais se contente de ce qu'on lui donne, trop content de retrouver un Jarvis en forme et en verve humoristique. Un peu trop pulpien pour du Jarvis solo, et pas assez non plus . Un sentiment partagé, mais il faut convenir du fait que les compositions, bien que simples sont d'une efficacité assez redoutable . La nostalgie fait le charme des retrouvailles . Et le public bien qu'enthousiaste demeure plus reservé que pour la prestation des Pipettes .
Le festival des inrocks, fidele a l'effet qu'il m'avait fait, deux ans auparavant, enthousiasmant et agacant . et a la programmation assez peu pertinente cette année malgres Jarvis, Gang of four ou la prestation speciale d'Etienne Daho .

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13 Novembre
Enchainement rapide des evenements . Encore un concert privé organisé par Oui FM au Nouveau Casino . A l'affiche :
Razorlight, groupe emmené par Johnny Borrell, bassiste echappé du naufrage Libertines .
Le moins que l'on puisse dire c'est qu'en solo, l'ami Johnny ne s'en tire pas aussi bien que Carl Barat et Pete Doherty . Il a tout l'air d'un gamin à l'energie mal canalisée et aux influences mal digerées . Au fur et a mesure des morceaux, le mimetisme avec Mick Jagger devient genant, presque grotesque et surement ridicule .
Musicalement le groupe n'a pas de vraie couleur, des compositions assez pop et fades . Seul un morceau
In the city se degagera vraiment du lot, avec une reelle impulsion et une construction nuancée qui laisse entrevoir les reelles (?) capacités du groupe .

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15 Novembre
Apres avoir vu deux fois le groupe en plein air pendant l'ete, il etait temps de voir le voir dans le cadre qui lui sied le mieux . Jack the ripper, intimiste à la cigale .
La file d'attente est interminable . Jack the ripper fait partie de ces groupes français qui subsistent sans efforts et sans l'aide des medias, fidelisant un public toujours plus important .
Le concert etait complet depuis quelques temps . La formation est elle aussi au complet . Trois albums à son actif qui seront passés en revue . Le public est exctatique d'entrée de jeu . Mazurel joue avec le public comme jamais - selon les dires des connaisseurs - Le groupe ne s'economise pas en jouant presque deux heures, nous gratifiant de deux rappels .
Le sextet est de ces groupes soucieux et reconnaissants, perfectionnistes, entiers, aux univers riches et surprenants . De ces groupes, et on oublie combien ça a de la gueule, qui se donnent encore la peine de saluer son public d'une reverance .

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17 Novembre
Tous les groupes ne font pas de reverances . et Brian Jonestown Massacre nous le prouve .
Brian Jonestown Massacre s'en contre fout . Brian Jonestown Massacre semble ignorer qu'il a un public .
J'ai pris le train pour voir une des dernieres dates de leur tournée française à Lille . Je suis venue en dilletante, poussée par des amis . La plupart des gens presents dans cette salle etaient surement des égarés de DIG .
Des gens qui ne seraient jamais venus, si ce n'est poussés par la curiosité et l'image vehiculée par le groupe dans ce film .
Je n'avais pas vu le film . Je n'avais pas la moindre idée de ce qui m'attendait . J'etais sans attente, et je n'avais encore moins d'espoirs .
Brian Jonestown Massacre est ce genre de groupe qui laisse un gout de decheance, de ces types qui se dechirent, qui se malmenent, des types terriblement entiers . De ces types qui ne sont pas la pous vous, mais qui offrent parfois musicalement tellement plus qu'un tas d'artistes qui se perdent en bavardages .
Ce soir là, ils ont joué trois heures . Il faut déduire de ces trois heures, les engueulades, le temps passer à boire, et a insulter son public . Ces lapses de temps parfois interminables, absolument surrealistes ou la scene etait vide, et qu'on pensait bien que ces types la s'etaient tirés sans scrupules .
Cette scene est un cirque . Ce groupe est exasperant . Ce type perché avec son tambourin ne sert a rien .
Il parrait qu'on risque de se prendre des bouteilles sur la gueule à ces concerts .
Mais il arrive un moment ou Brian Jonestown Massacre se met a jouer . le reste ne compte plus.

27 Novembre
Berg sans nipple de retour dans la capitale . Cette fois dans un lieu plus accessible . Le public a pris enfin la peine de se deplacer .
Le point ephemere donne carte blanche au duo, qui a choisi lui meme la premiere partie qui ne se presentera jamais . Et personne ne cherchera d'ailleurs à connaitre leur nom .
Retour sur le lieu ou j'ai découvert le groupe, deux ans, ou trois auparavant en premiere partie de Xiu Xiu . La premiere decouverte scenique qui m'ait valu des palpitations, et de ne plus manquer un seul de leurs concerts (à une exception pres)
Cette fois encore, ils n'ont pas failli à leur reputation .
Ce moment la fut l'apogée du set :



11 decembre

La fleche d'or laisse carte blanche a Jad Wio pour trois dates . L'occasion pour le groupe de revisiter leurs albums . Ce soir là Fleur de métal est a l'honneur, et Betrand Burgalat a specialement fait le deplacement .
L'entree sur scene du groupe se fait tardivement, je ne pourrais profiter que des 4 premiers morceaux . Juste le temps de gouter à l'excentricité de Bortek et de retrouver brievement l'album et surtout le single qui sonnait dans mes oreilles d'enfant de 8 ans .


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photos empruntées à http://www.myspace.com/polarohide

13 Decembre
Des invitations a l'arrachée pour un des concerts tres brigués de la fin de l'année:
Sonic Youth .
Un peu sceptique quant a la sonorisation du zenith, l'occasion de voir reunis sur scene Dinosaur Jr et Sonic Youth est assez tentante .Et pour l'occasion, la salle est parfaitement pleine .
Decidée a ne pas manquer la prestation de Dino Jr que je connais finallement tres mal, je suis sur place tot .
Je ne reconnais pas grand chose, je ne connais pas grand chose . La sono est catastrophique, terriblement agressive, je finis le concert la main sur l'oreille . Difficile d'en profiter dans ces conditions, la scene etait un peu grotesque, des adolescents marqués gesticulants mais statiques. Thurston Moore apparait pour ce qui semble etre un duo . Mais reste impassible . La soirée s'annonce assez mal .
J'osais imaginer que Sonic Youth ne puisse pas etre un groupe decevant, que la sono, meme catastrophique n'aurait pas raison de leur prestation .
La sono ne fut pas si affreuse . Mais le groupe fut mortelement ennuyeux . Kim Gordon presque grotesque . La prestation etait sans eclats, sans surprises, lisse comme au bout d'une tournée trop rodée . Aucun sursaut, à peine un elan d'improvisation .
Rien qui ne fasse tressaillir . Le public se dit satisfait, il a traversé la France pour voir le groupe . On comprendra le manque d'objectivité des fans .
Mais on attend beaucoup plus d'un groupe comme Sonic Youth .


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Sonic Youth à la Maison de la radio,
Avril 2006




Vu de 2007, les moments precieux ne sont pas si rares que ça .
L'automne à ete definitivement intense .

1 commentaire:

Kurt Corbeille a dit…

- Ta comparaison des Rock'n'folkeux avec les Enfoirés m'a bien fait rire, il n'y a pas meilleure définition.
- Je me demande si cette prestation d'Anthony sera disponible en DVD, j'aurais aimé y assister.