3 décembre 2008

. Lightning Bolt @ Maison de la Villette . [28 novembre 08]

C'est amusant comme en près de 10 ans, la façon d'appréhender un concert peut évoluer.
Ça doit être en 1999, ou en 2000, que j'ai vu mon premier concert, à l'Olympia. A l'époque je m'engouffrais dans la fosse sans trop de craintes et le peu d'intimité ne me dérangeait pas vraiment.
A l'époque, j'attendais, je trépignais des mois à l'idée de voir un groupe que je connaissais parfaitement, je n'allais pas me risquer dans des terres inconnues, l'idée même de voir autre chose ne me traversait pas l'esprit.
On sait tous qu'internet est passé par là, et d'autres occasions de places gratuites à la pelle ont bien bousculé mes habitudes.
Je suis devenue vorace. J'ai pensé à ça en rentrant chez moi, après le concert de Matt Bauer à l'International. J'y ai pensé parce que c'était quand même un grand écart ce week-end là : Lightning Bolt vendredi, Matt Bauer le dimanche.
Aujourd'hui les jauges de plus de 500 places me rebutent, et je regarde les autres se faire balader dans les fosses. Aujourd'hui, j'aime les grands écarts de genre, mais je râle.

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Vendredi à la maison de la Villette, je savais que Lightning Bolt allait jouer à même le sol, je savais que j'allais devoir jouer des coudes mais j'imaginais ça comme au concert de PercevalMusic l'autre jour au divan du monde : eux au milieu, nous autour.

En arrivant dans la salle-rotonde j'ai vu un amas de gens, devant une porte. J'ai bien essayé de me faire croire deux minutes qu'il y avait une salle derrière et que Lightning Bolt n'était pas là au milieu. Sauf que j'avais bien vu de l'extérieur qu'il n'y avait pas d'appendice secret à ce lieu.
Quand ça a commencé bien sur, je n'y voyais rien, j'ai croisé les bras genre « Étienne Blanchot j'aurais ta peau ». Si par le plus grand des hasards je n'avais pas eu la chance de pouvoir emprunter un badge pour monter à l'étage et enfin voir ce qui se passait, je crois que je t'aurais écrit une lettre incendiaire, un truc bien senti, avec quelques suggestions. Parce que ça aurait été parfait s'ils avaient été vraiment au milieu, ou si vous aviez utilisé les miroirs au plafond ou si vous aviez eu l'idée de projeter ce que vous filmiez (histoire que tes pauvres caméramans ne morflent pas pour rien), ou si ça avait pas couté aussi cher : 16 € juste pour des retombées de sueurs .

Mais alors Étienne, t'as de la chance, je suis allée la haut, et j'ai vu ces mouvements de foules qui me ravissent. Des gens se jeter à corps perdus dans une marée humaine et en sortir les yeux hagards, en eau, mais béats. Brian Chippendale fondre sur sa batterie et pouvoir croire qu'il allait disparaître littéralement avalé par la foule. En prendre plein la vue et pas seulement plein les oreilles, ce qui aurait DU être possible d'en bas aussi.
J'ai failli être sacrement déçue, mais je crois qu'il en reste quelques uns, d'un peu remontés, et je suis quand même partie, sans un regard pour le merchandising.


1 commentaire:

Benjamin F a dit…

J'ai beau être ultra-fan de Lightning Bolt, je crois pas que j'aurais aimé les voir dans ces conditions.
A+
BenJ