24 février 2010

. Jeremy Jay, le garçon qui faisait pschit .

Jackie-O Motherfucker + Jeremy Jay @ Café de la danse, 22 février 2010

Début de l'année tardif en matière de concert avec un retour dans les fosses parisiennes mi février . 2 mois de sevrage couronnés de succès avec comme premiers concerts d'une année 2010 – qui s'annonce un peu morne - un Callahan toujours renversant et le grand retour de Chokebore aka Seattle-Honolulu 90 dans notre tête.

Hier soir, une grande partie du public (moi en tout cas) avait fait le déplacement pour les trop rares Jackie-O Motherfucker. Un de mes groupes maudits, que j'avais réussi à rater à chacun de leurs passages ces dernières années.
La première aberration de la soirée c'était qu'un groupe comme JOMF, formé en 1994, ouvre pour une bande de petits jeunes sans histoire. Jeremy Jay a d'ailleurs l'air habitué, malgré lui, aux premières parties de qualité puisque les Magic Markers, autre groupe plus habitués aux caves qu'à la Cigale, faisait sa première partie lors de son concert au Point Ephemere.



L'objet de ce post n'est pas JOMF, bizarrement, et aussi génialement à la hauteur de mes espérances et hypnotisant (mais court) que fut leur set - contrairement aux échos malouins du week end.
Certains savent que je perds rarement mon temps à écrire pour dire du mal d'un artiste, à moins bien sur, et c'est le cas, que l'incompréhension soit à la hauteur de l'affliction.

J'ai rarement quitté une salle de concert. Je suis bien restée 50 minutes pour comprendre ce qui se passait. Ou ce qui ne se passait pas. Je me suis attendue à ce que le public entier déserte la salle.

Tout chez Jeremy Jay et dans sa musique est contradiction. Absence de charisme, de jeu de scène, ce petit look lisse, cet impression de garçon propre sur lui. Musicalement, même si tout est aussi lisse - trois accords en boucle, une batterie inutile, des nappes qui noient un peu le poisson - tout est propret. A chaque début de morceaux, on pourrait même croire que ça va marcher, que le groupe pourrait faire illusion, l'espace de quelques secondes le riff est accrocheur.
Et irrémédiablement, dès que Jay ouvre la bouche, l'ensemble et le « personnage » font pschitt, plus rien ne colle : Jeremy Jay chante moins faux que les Pains of Being Pure at Heart, mais il feint d'ignorer qu'il chante mal.

Le problème du « groupe » Jeremy Jay, c'est Jeremy Jay lui même, le garçon tiré à quatre épingles certainement trop suffisant pour se rendre compte qu'il coule l'embarcation et plombe le peu d'énergie qui s'en dégage. Quand Jay chante et est juste accompagné d'une guitare on se dit qu'il aurait tout intérêt à se lancer dans du quasi solo, à assumer le fait qu'il ne soit pas capable de chanter correctement sur de l'instrumentation léchée.
En attendant un éclair de lucidité de sa part, on demande une doublure voix et prestance (et un nouveau tailleur de pantalon) pour le petit Jeremy.

9 février 2010

. Sounds for the deaf #29 .


La dernière avait été publiée il y a plus de 6 mois, pour mon anniversaire d'ailleurs.
Voilà une playlist qui s'est laissée désirer, un peu par manque de temps, parfois par manque d'énergie (échaudée que j'étais par les tops de fin d'année et un constat un peu amer).

C'est une playlist en deux temps, les 5 premiers morceaux ont été choisis en septembre dernier, ils sont un peu dépassés aujourd'hui, vous en avez surement déjà entendu parler,à l'heure qu'il est, mais je les aime toujours, je ne voulais pas les faire passer à la trappe.
Les 5 autres sont des coups de cœur, parfois ils ne le seront que pour un morceau. (je crois plus en Nurses ou Wairpaint qu'en Holiday Shores par exemple, je crois même très fort en Nurses, j'ai vraiment hésité pour le choix du morceau).
Pas de promesse pour la prochaine playlist, stay tuned.


Megafaun Kaufmann's ballad

Real Estate fake blues

Magic Kids Hey boy

DumDum Girls Jail la la

Harlem South of France


Beach Fossils Desert sand

Holiday Shores - Air Glow (lien myspace)

Warpaint Billie Holiday

Nurses Technicolore