30 décembre 2008

. 2008 : What have been lost .

C'est l'heure des bilans. J'y ai pensé un peu, tout au long de l'année, essayé d'imaginer qui seraient les plus
topés du mois de décembre 2008.
J'y ai passé des heures un peu avant le début de l'hiver, à frôler l'overdose, pour pouvoir tout écouter.
Évidemment, comme d'habitude, certains sont passés entre les mailles de mes filets, et peut être qu'ils feront
éclat aux premiers jours de 2009, la tant-attendue 2009.

Je me suis livrée à l'exercice du top pur et dur pour La Blogo, ça n'a pas été facile.
Pas parce que j'ai hésité, je l'ai expliqué, mais parce que ce top a été la confirmation de ce que j'avais senti
venir dès la fin du printemps. Pas grand chose à se mettre sous la dent.
L'année dernière à la même époque, on se remettait à peine d'un concert magistral d'Arcade Fire et on attendait le nouveau Beirut.
Tout était mieux l'an dernier. C'était mieux de faire ce top prosé, de ne plus savoir ou couper, parce qu'il y en avait trop et pleins que je ne voulais pas oublier.

Quand j'ai réalisé que vraiment ça n'était pas fameux, c'était à Villette Sonique, pour le concert de Throbbing
Gristle. Le seul concert que j'ai quitté au bout de 10 minutes.
Et au moment, il y a peu de temps, ou je disais que ça ne m'était arrivé qu'une fois, il y a eu une cascade de déceptions scéniques : Wolf Parade, Department of Eagles.
Peut-être qu'avoir été déçue par Xiu Xiu était de mauvaise augure, et je l'avais sagement refoulé.

A partir de maintenant, je sais que je peux compter sur les années impaires, et sur les mois de Mars.
Cette année il y a eu Patrick Watson. C'était un peu la tempête dans le parc de la Villette ce soir là. Et
Watson a balayé toutes mes craintes d'un revers de casquette. Me retrouver dans le métro, après le concert,
avec ces gens qui sortaient du Zénith, des posters de James Blunt sous le bras, ça avait quelque chose de glauque.
Quelque part ça résume bien cette année.


Il y a eu des trèves : Bon Iver, les dodos, une soirée à emporter (review), Noah & The Whale, Fleet Foxes, Watson encore, Berg Sans Nipple, Antony, Antilles, Phosphorescent, Fuck Buttons,L'amour et la vilolence de Tellier,Yeasayer en live et quelques autres.
Il y a eu de belles rencontres, des projets enthousiasmants, de belles soirées d'été. Je me souviens de tout ça,
mais l'année garde un gout amer et de certains jours de chiale .


Voilà, c'est fini, en quelques lignes, je veux vite tirer un trait sur 2008.
C'était le genre d'année sur lesquelles il ne fait pas bon s'apesentir.
Le palpitant est là : un animal collective qui tourne jusqu'à l'épuisement, 10 morceaux d'Antony à tomber à la renverse, une promesse de Grand Rex, la reformation de Blur, un nouveau Beirut, un nouveau Arcade fire.
L'impatience et l'excitation enfin.

2008, je n'y suis déjà plus, 2009 durera 367 jours.

2 commentaires:

thelightcarrier a dit…

Mais oui mais oui tout se passera bien. 2008 n'était pas si terrible après tout. Un Asva pas si mauvais, un Satyricon excellent,un Virus de génie, un Matt Elliott "moins bon mais qund même"...

Non, finalement 2008 c'était pas si mal.

Pour ma part j'entamerai l'année par un Goran Bregovic alcoolisé à la liqueur de prune au Grand Rex!

Dali a dit…

Commencer l'année avec Goran, c'est une bonne idée.
Mais Goran au Grand Rex ? c'est un peu curieux.
Je joue le rôle de l'éternel sceptique rabat-joie je crois.